La Noue-aux-Joncs est un espace récent et en devenir. Il est constitué d’un verger dont les pommes, les poires et cerises feront dans un futur proche le régal des habitants.
Sa mare centrale va au fil du temps accueillir une faune et une flore très diversifiées que les enfants des écoles pourront venir observer. Cet écosystème protégé offrira un écrin aux plantes et un abri aux oiseaux et fera le bonheur des promeneurs.
La Noue-aux-Joncs
L’espace naturel de la Conge
L’étang de la Conge est localisé au fond d’une ancienne carrière à ciel ouvert, creusée dans une butte de sable de Cuise.
Un boisement naturel s’est installé sur le pourtour de la zone en eau. Le site est ceinturé par l’urbanisation au nord-est et les grandes cultures des autres côtés. L’exploitation du site a créé un relief très escarpé, principalement au sud du site.
Les milieux naturels majeurs sont :
- Les bas marais à petite laîche
- La végétation aquatique et de bord d’étang
- La forêt de ravins à frênes sycomore sur les pentes est et sud
- La saussaie marécageuse à saule cendré au nord et à l’est du site
- La pelouse thermophile au nord
Ces habitats confèrent au site un intérêt patrimonial majeur aux niveaux floristique et ornithologique. Ils abritent des espèces exceptionnelles comme : la laîche à fruits écailleux, la prêle d’hiver, la listère à feuilles ovales et le martin-pêcheur.
De nombreuses espèces d’orchidées ont également été relevées, preuve de la bonne qualité du site. Un inventaire des batraciens réalisé cette année par le CPIE a montré la présence du triton palmé de la grenouille verte et du crapaud commun.
Charte phytosanitaire
Afin de nous conformer à la loi du 6 février 2014, nous avons progressivement abandonné l’utilisation de produits phytosanitaires tels que les pesticides dans l’entretien des espaces verts et des voiries. L’interdiction a été avancée au 1er janvier 2017. Pour les particuliers, la vente de ces produits est interdite depuis cette même date.
C’est la raison pour laquelle, en concertation avec la commune de Nesles, nous avons fait l’acquisition d’une désherbeuse. Cet achat mutualisé permet d’en partager le coût y compris les frais d’entretien et de maintenance.
Si cet abandon implique le retour d’une certaine forme de biodiversité, il aura aussi pour conséquence des agents municipaux davantage mobilisés, en termes de temps, sur l’entretien manuel et mécanique des espaces verts.
À l’instar des communes et villes qui ont déjà mis en place une charte phytosanitaire, nous redécouvrirons peut-être certaines variétés de fleurs champêtres comme le renommé pissenlit qui surgira d’une brèche du macadam ou entre les pavés… On ne leur en voudra pas car prendre soin de la nature, c’est aussi prendre soin de notre santé !
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